 Edito Témoignage de Jean-Michel Boris Directeur artistique des Nuits de Champagne
Rencontre...
"46 ans à l'Olympia,50 années dans le métier...un métier que j'aime..."Ce métier, le spectacle, Jean Michel Boris l'a dans la peau. Passionnément. Intensément. Éternellement "la retraite, très peu pour moi...c'est grâce à Pierre Marie que je suis resté le pied à l'étrier" avoue-t'il, en souriant. De cet Olympia,fondé par son oncle Bruno et Patricia Coquatrix, il en connaît tous les coins et les recoins, il cultive les souvenirs comme d'autres les rosiers...et possède un carnet d'adresses à faire pâlir le milieu artistique !
Mais c’est aussi pour sa dimension humaine, son extrême sensibilité artistique et sa légendaire élégance que Jean-Michel Boris accompagne l’équipe de ce Festival Nuits de Champagne qui porte au cœur de son projet l’idée de redonner à la chanson toute son humanité.
Il ne tarit pas d'éloges sur les nouveaux talents, justement mis en lumière dans la programmation 2OO5. De la douce Romane Serda, "j'ai pris un grand plaisir à écouter son album...il me reste à voir sur scène, cette jeune femme, dans laquelle se profile l'ombre de Renaud" Il avoue l'avoir loupé cet été à la Rochelle, mais à Troyes, sûr il sera dans la salle. Au sujet d’Aldebert, il s'enflamme "Déjà une vedette.une écriture évoquant un bonheur simple, des qualités scéniques indiscutables. Un futur grand de la chanson francophone !"Le personnage Bazbaz l'inspire aussi "Une belle gueule sous la casquette.Une voix particulière. Beaucoup d'amour sous des musiques blues, soul, reggae, et une écriture disons engagée". Quant à Fabien Martin, il évoque "une voix étrange, une couleur d'écriture bien à lui issue des racines les plus diverses allant du tzigane aux blues, en passant par la chanson française... Par exemeple, dans sa reprise de "la vie en rose" d'Edith Piaf, il a ajouté une note personnelle. très personnelle."
Des Wriggles, il déclare "5 clowns... trublions certes mais de grands talents" et qui sont déjà en haut de l'affiche, sillonnant aussi bien le Zénith, que ce cher Olympia. D'Agnès Bilh (1ere partie des wriggles), JMB affirme "cette jeune personne n'a pas sa langue dans sa poche...on peut s'attendre à voir un véritable choc artistique, après 2 albums et une maternité, la voilà de retour sous la houlette de Gérard Davoust" excusez du peu !
Vous pourrez ansi découvrir trois artistes labélisés "répertoire d'Astaffort": en première partie de Raphaël, Lili Cros, "Une trouvaille d'Astaffort. Auteur compositeur très influencé par le jazz. Voix pointue et sucrée et Prix Radio France à la Truffe d'Argent comme...Aldebert et Jeanne Cherhal" s'enthousiasme Jean Michel Boris. En after, l'étonnant Zong auteur copositeur qui nous viendra de la Réunion avec un style né de la fusion de la chanson et des compositions électroniques et le "déjà grand" Daguerre qui introduira le double concert d'Aldebert et de Fabien Martin avec une écriture originale et une interprétation de la veine du "très grand" Rapahel
Autre poulain du label de Francis Cabrel, Stéphane Mondino,"belle personnalité morale et physique, il compose seul ou avec des amis et chante la vie quelle soit douce ou âpre..."
Et l'on ne pouvait clore le chapitre Nouveaux Talents sans parler du cas Martin Rappeneau "Référence Michel Berger et Beatles, pianiste autodidacte, romantique mélancolique,dose d'humour; et être le fisse de....n'intervient en aucune façon dans la vie de ce grand garçon qui monte très sérieusement au firmament des vedettes !"

De Dr John à Lucky Peterson... la belle affaire !
Quand au remplacement de Dr John par Lucky Peterson..., c'est une autre histoire. une autre anecdote relatée par Jean Michel Boris.
Le Festival apprend la défection de Dr John début septembre, souffrant et contraint d'annuler sa tournée européenne.
Pas simple! L'urgence: trouver au pied levé et en 24h l'artiste qui comblera les aficionados du blues...
Contacts...échanges téléphoniques... Queslques Idéee jaillissent dont une s'impose. En juin 2OO5, aux Victoires du Jazz, Michel Jonasz doit interpréter un duo avec...Lucky Peterson. A l'aéroport de Chicago, Lucky Peterson ne peut embarquer sur l'avion. Retard. Gros retard. Et l'heure tourne.Les Musiciens de Lucky Peterson, déjà à Paris, rencontrent Jonasz. Discussion. "Faut que ça joue ce soir" et Mister Swing s'y colle. Il chantera seul avec les musiciens de Peterson. In english, of course.Pour le joueur de blues, cette interprétation sera "un moment inoubliable"... Septembre 2OO5, Lucky Peterson, contacté par le Festival, accepte avec plaisir de remplacer Dr John pour y rencontrer enfin Michel Jonasz... La boucle est bouclée...
Ça aussi, c'est un beau roman, une belle histoire.....

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Lucky Peterson... pourquoi?
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