Interview Mécènes Nuits de Champagne

Alpix : expert en informatique d'entreprise

Entretien avec Thierry Deltour, PDG




Quelle est l'activité d'Alpix ?

     En quelques mots, Alpix est spécialisée dans le développement et le déploiement de solutions logicielles pour la gestion d'entreprises, PME et TPE, mais aussi d'outils collaboratifs et d'infrastructures informatiques. En fait, nous sommes capables de mettre en place des solutions informatiques complètes en traitant la problématique d'un client de A à Z. Aujourd'hui, Alpix emploie une quarantaine de collaborateurs, et réalise environ 4 M€ de CA, dont 60 % en services. Nous investissons beaucoup en matière de formation et de R&D, en y consacrant de l'ordre de 100 à 150 k€ par an. Notre zone d'activité couvre l'Aube et tous les départements limitrophes. Mais nous implantons de plus en plus nos solutions logicielles hors de nos bases, et nous comptons quelques clients nationaux importants, qui constituent un axe de développement potentiel.


Pourquoi être devenu partenaire des Nuits de Champagne ?

     C'est en fait un concours de circonstance. Nous sommes intervenus sur le Festival aux côtés de France Télécom (Orange aujourd'hui), en tant que co-partenaire technologique. Et parce que nous étions proches de la philosophie des Nuits, nous sommes devenus par la suite partenaires à part entière il y a 3 ans. Nous ne souhaitons pas seulement être un acteur économique, mais aussi être un acteur de la vie de notre territoire. On travaille déjà en ce sens avec la Technopole ou l'UTT. Nous avons un effectif plutôt jeune et dynamique, et qui porte un intérêt sur tout ce qui est culturel autour de nous. Un certain nombre de nos salariés sont d'ailleurs très actifs en dehors de l'entreprise, dans des associations sportives, culturelles ou artistiques. Comme nous, nos collaborateurs sont donc plutôt mobilisés et intéressés par ce qui se passe dans le département. Et ils ont donc bien adhéré à notre mécénat avec le Festival, dont l'esprit rejoint un peu la culture de notre entreprise.


Comment participez-vous au Festival ?

     Nous cherchons à faire en sorte que l'ensemble de nos salariés, sans aucune obligation, puisse s'impliquer dans le Festival. Ils peuvent ainsi participer à nos actions relationnelles durant les cocktails avant et après les spectacles, ou encore à la communication qu'Alpix met en place autour de l'événement, entre septembre et décembre. Chaque soir, nos commerciaux accueillent nos clients et les accompagnent aux différents concerts que nous avons réservés pour eux. Et nous avons aussi, cette année, invité les familles de nos salariés à différents spectacles, pour leur permettre de vivre au mieux le Festival.


Comment ce mécénat est-il perçu par vos clients ?

     Je pense que nos clients l'intègrent comme un outil de fidélisation. Ils sont très satisfaits de nos invitations, et nous n'enregistrons aucun refus, ce qui est plutôt bon signe. Chaque année, il y a même une attente croissante de nos clients pour participer. Nous n'avons pas de règle précise pour le choix de nos invités, je laisse faire nos commerciaux. Chacun d'eux a son propre quota de places, et il fait sa propre sélection. On essaie simplement de faire en sorte qu'un maximum de nos clients soit servi, en n'oubliant pas de réserver certaines places à quelques uns de nos prospects.


Qu'est-ce qui vous a plu cette année, et qu'aimeriez-vous voir ?

     Je suis assez « traditionnel » dans mes goûts musicaux, et dans le registre chanson française confirmée !. Pendant le Festival, je vais peu aux concerts afters ou aux scènes découvertes, mais cela peut m'arriver de découvrir un nouveau talent, un peu par hasard, je l'avoue. Ce qui n'est pas le cas de nos commerciaux, par exemple, qui font beaucoup les scènes découvertes et qui vivent le Festival par les deux bouts ! Personnellement, ce qui m'a enthousiasmé cette année, ce sont les concerts de Cabrel et de Bashung-Lavilliers. J'aime la chanson française à textes, et dans cet univers, je pense que Zazie ferait une très bonne invitée d'une prochaine édition des Nuits...


Propos recueillis par Bruno Rogowski
Novembre 2008