Interview Mécènes Nuits de Champagne

Babeau-Seguin : il était une fois la maison ...

Entretien avec Bruno Babeau, Président




Vous avez créé l'entreprise, avec Jean-Luc Seguin, il y a 25 ans. Elle s'est joliment développée, depuis !

     Oui, c'est vrai. En 2008, nous aurons livré 860 maisons, ce qui nous place au 4ème rang des constructeurs nationaux. Nous construisons des maisons individuelles sur une vingtaine de départements, des Ardennes à la Saône-et-Loire, de Nancy à la région parisienne. Nous avons également une activité spécifique à Brive-la-Gaillarde en Corrèze. Nous vendons des maisons « sur catalogue », ce qui permet de proposer des produits qui ont été réfléchis, calculés au meilleur coût, et dont les toutes caractéristiques, thermiques notamment, ont été particulièrement étudiées. L'entreprise emploie 230 personnes. Nous construisons une partie de nos maisons avec nos propres équipes, ce qui est atypique dans la profession. Nous sommes en effet le seul constructeur en France à disposer d'une équipe de chantier salariée aussi importante (140 personnes !).


Qu'est-ce qui vous a amené à devenir partenaire des Nuits de Champagne ?

     Le pouvoir de conviction de ceux qui sont venus me vendre l'idée ! Ce n'est pas une boutade, car c'est une démarche qui ne me tentait pas du tout au départ. Ils ont su me présenter l'intérêt qu'on pouvait y trouver. En y réfléchissant, j'ai vu dans ce partenariat avec le Festival l'opportunité d'un bon support pour développer des relations professionnelles avec nos fournisseurs, industriels et sous-traitants. Et le fait de se rapprocher d'une manifestation régionale de cette ampleur contribue sans doute à donner à l'entreprise une image plus sympathique...


Comment vos invités vivent-ils le Festival ?

     Nous les recevons avec certains de nos collaborateurs, et nous faisons en sorte que nos invités, essentiellement des relations professionnelles, comme je l'ai évoqué, puissent mieux se connaître entre eux, voire développer des relations d'affaires entre eux. Cette année, par exemple, nous avons mis en contact quelques uns de nos sous-traitants couvreurs avec des fournisseurs et fabricants de tuiles. Certains travaillaient ensemble depuis longtemps sans se connaître ! Nos invités viennent de toutes les régions où nous construisons ; nous recevons ainsi des industriels de Limoges, de Lyon, de la région parisienne... Je dois dire que nos invités sont toujours très contents de notre invitation, et sincèrement satisfaits à l'issue. Les échanges avant et après les spectacles sont très intéressants. Ils se passent dans un contexte convivial, chantant, et ça crée un contexte très favorable pour nouer des liens.


Quel artiste aimeriez-vous voir à une prochaine édition des Nuits de Champagne ?

     Personnellement, j'avais bien aimé Sanson, mais je n'ai vraiment aucune idée d'invité pour une prochaine édition. Ce n'est en fait pas vraiment mon univers. D'ailleurs, au risque de paraître iconoclaste ou politiquement incorrect, si cela peut être intéressant de contribuer au rayonnement culturel de notre territoire, cela ne fait pas vivre nos entreprises. Moi, dans le Festival, je vois d'abord l'intérêt professionnel, pas l'intérêt culturel...


Propos recueillis par Bruno Rogowski
Novembre 2008