Interview Mécènes Nuits de Champagne

Crédit Agricole Champagne-Bourgogne : ça chante la vie !

Entretien avec Xavier Malherbet,
Directeur Général Adjoint




Géographiquement et commercialement, que représente le Crédit Agricole Champagne-Bourgogne ?

     Le CACB recouvre la Haute-Marne, l'Aube, l'Yonne et la Côte d'Or. C'est une entreprise de 1800 salariés, et qui compte environ 450000 clients. Dans notre région, un particulier sur 3 et une PME sur 3 sont clients du CACB. Le siège social est à Troyes, et nous avons un site très important à Dijon.


Quelle est l'origine de votre partenariat avec le Festival des Nuits de Champagne ?

     A la création du Festival, nous étions nous-mêmes en recherche d'un événement sur la zone de Troyes, avec lequel nous pourrions nous associer. A l'époque, la proposition de Pierre-Marie Boccard est donc tombée à pic, car elle nous permettait d'engager un partenariat sur un champ culturel, un domaine sur lequel nous n'étions pas du tout positionnés. Le partenariat s'est tout de suite bien passé, et d'année en année, il s'est affirmé, en même temps que le Festival montait en puissance. Aujourd'hui, au sein de l'entreprise, c'est vraiment un partenariat qui fait partie de la « famille » !


Comment ce partenariat historique est-il perçu en interne et par vos clients ?

     Les salariés sont toujours très fiers que leur entreprise soit partenaire d'un événement de ce type et de cette renommée. Je l'ai également observé, dans une autre partie de ma vie professionnelle, avec le Festival des Eurockéennes, à Belfort, qui a d'ailleurs un parcours un peu similaire aux Nuits de Champagne. Au Crédit Agricole, nous sommes très bien implantés localement, et on a plaisir à retrouver des têtes connues parmi les autres partenaires des Nuits. J'aime bien cette notion d'« ensemble » du Club, car ensemble nous vivons véritablement des partenariats croisés et des histoires communes. Si nous avons été dans les débuts un partenaire un peu « passif », nous sommes aujourd'hui beaucoup plus actifs dans ce partenariat, notamment vis-à-vis de nos clients, et en matière de promotion du Festival. Grâce aux nouvelles technologies, on peut réaliser aujourd'hui des opérations qu'on ne pouvait pas faire avant. Dans ce domaine, nous avons par exemple adressé des sms à notre clientèle, aux jeunes notamment, une initiative qui a été particulièrement appréciée. Toujours à destination de nos clients, nous avons également logotypé toutes nos enveloppes aux couleurs du Festival avec l'indication du site internet des Nuits de Champagne. Et je suis sûr qu'il y a encore plein d'initiatives simples à conduire pour améliorer encore l'aura du Festival, tout en valorisant notre partenariat. Comme, pourquoi pas, la création d'une carte de crédit logotypée aux Nuits de Champagne, un peu collector en quelque sorte, et que nous pourrions diffuser pendant les Nuits. Cela avait bien marché aux Eurockéennes, et c'est le genre d'action qui a une vraie résonnance avec le Festival...


Vous avez déjà mené sur le Festival une action à destination des jeunes avec la carte Mozaïc. Pensez-vous que Les Nuits soient marquées « jeunes » ?

     Non, pas du tout ! L'avantage indéniable du Festival est qu'il s'adresse vraiment à tous les publics. Chacun y trouve son compte, à tout âge. Nous-mêmes adaptons d'ailleurs nos invitations à nos différents publics. Nos administrateurs (n'oublions pas que nous sommes une banque mutualiste) sont plutôt sensibles à une invitation pour le spectacle d'une des têtes d'affiche de la semaine ou pour le Grand Choral, certains de nos clients seront davantage intéressés par des spectacles plus « tendance ». Nous avons justement un véritable choix pour diversifier nos approches. C'est très appréciable, car plutôt rare dans le monde des festivals...


Pour une prochaine édition des Nuits, qui aimeriez-vous voir ?

     Indéniablement, il y a quelques grands noms de la chanson qui sont très fédérateurs, quels que soient les goûts. Des artistes comme Cabrel, Aznavour, Souchon. Il y a aussi des têtes d'affiche en apparence beaucoup moins fédératrices, comme Lavilliers, et pourtant cette édition a été un vrai succès. Alors, je me plais à imaginer voir débarquer dans le Festival des artistes un peu surprenants, comme Sardou, ou même, pourquoi pas, Pierre Perret ! Avec en prime, un invité de stature internationale qui viendrait se mêler au jeu... Ce serait sûrement très intéressant !


Propos recueillis par Bruno Rogowski
Novembre 2008