Interview Mécènes Nuits de Champagne

Pascal Caffet : succombez à la tentation

Entretien avec Pascal Caffet, gérant




Pascal Caffet, c'est un nom réputé dans le monde du chocolat, mais c'est aussi une belle entreprise !

     C'est une entreprise de 36 salariés, au service du plaisir, salé et surtout sucré. A l'origine, j'ai repris de mon père et de ma mère Le Palais du Chocolat, à Troyes, et puis j'ai développé la pâtisserie. L'activité traiteur-réception est venue plus tard, et ne concerne que les réceptions organisées à Troyes. Cette activité ne représente qu'une part vraiment très minime de l'activité totale de l'entreprise, qui se répartit à égalité entre le chocolat et la pâtisserie. Nous vendons nos produits dans nos trois boutiques troyennes (Rue de la Monnaie, Les Halles, Les Ecrevolles), dans une boutique que nous avons ouverte avec un partenaire à Vitry-le-François, et dans notre première boutique parisienne, rue Jacob, ouverte depuis le 18 septembre dernier. Nous avons aussi 4 boutiques au Japon, et une autre à Manama, au Bahrein, ouverte le 8 octobre dernier. Je crois que le succès de la maison est basé sur la formation et la qualité de la main d'œuvre. La formation est pour moi une priorité, et je n'ai jamais eu de soucis pour trouver du personnel qualifié et motivé.


Comment êtes-vous devenu partenaire du Festival ?

     Depuis l'origine du Festival, j'ai toujours été mêlé aux réceptions et aux cocktails et aux réceptions qui y étaient organisées. Voilà quatre ans, j'ai décidé de passer le cap du mécénat, et je fournis désormais la totalité des cocktails des espaces Partenaires. On essaie d'y apporter notre savoir faire, une certaine recherche dans la décoration des buffets, et de varier nos mets salés et sucrés tout au long de la semaine.


Justement, pour satisfaire les 4000 invités des partenaires sur une semaine, ce doit être une sacrée organisation !

     On a fait à peu près 40000 pièces sur la semaine, avec des services entre 200 et 700 personnes chaque soir, sur deux sites différents. Cela mobilise chez nous environ 8 personnes tous les jours. La semaine est donc longue pour nous, d'autant que la période des Nuits est en fait juste le début de la saison pour nous. Si certains partenaires profitent de cette semaine pour aller aux spectacles et vivre des moments conviviaux avec leurs clients ou leurs équipes, pour nous, c'est surtout une très grosse semaine de travail ! On invite d'ailleurs très peu de clients, et les places de concert que nous réservons sont données essentiellement aux membres de notre équipe et à leur famille. Je ne vais à aucun concert pendant cette semaine. Pendant le concert, chaque soir, pour moi, c'est...la pause ! Il y a même un soir, dans l'espace Partenaires de La Halle, où je me suis allongé sur un canapé et j'ai fait une sieste en attendant que les invités reviennent du spectacle. Et le soir de la Fête, le dernier soir, je me suis «lâché »...


Le Festival, c'est une « vitrine » pour Troyes ?

     Oui, je le crois. C'est une belle occasion de faire parler de Troyes, et de faire que les gens s'y intéressent au travers d'un événement de qualité, reconnu comme tel. Nous sommes partenaires parce Troyes nous tient à cœur ; pour ma part, j'ai envie de lui redonner que qu'elle m'a offert. Cette année, un grand virage a été pris avec La Halle, avec la billetterie sur internet, et le Festival prend une autre dimension. Comme une entreprise familiale qui évolue, et s'adapte, en prenant parfois des risques, tout en restant familiale, mais un peu autrement quand même. Je crois que le pari a été plutôt réussi...


Propos recueillis par Bruno Rogowski
Novembre 2008